‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 24 sur 231 · M. CLÉNARD, DUPUIS · texte numérisé non relu

M. CLÉNARD, DUPUIS

M. DUPUIS, d'un (ur lécjer.

Monsieur Clénard, quoi! lie sauriez-vous rien, Mais parlez-moi du fond de l'aine ,

Du commerce galant de cette grande dame Et du cher Des Rouais qui s'en cache si bien ?

M. CLÉNARD

oh ! rien sur tout cela; monsieur, je ne sais rien. M. DUPUIS, d'un air railleur.

Je vous entends, l'homme de bien!

Vous faites l'ignorant; mais j'ai quelqu'un d'alerte A la suite de tout ceci, Qui m'en fera la découverte.

Très impatiemment j'attends sa lettre ici.

M. CLÉîi ARD , vivement.

Peut-être ne faut-il que cette lettre aussi Pour que de ces soupçons votre ame soit guérie. Mais , il est un moyen plus sûr, et que voici. Pour mettre fin à sa galanterie , .Sans un plus sévère examen , Par les liens d'un prompt hymen Unissez-les.

M. DUPUIS

Alte-là, je vous prie !

Mon cher monsieur, laissez là vos avis...

[très amèrement.) Ses intérêts par vous sont bien suivis ! Je vois toujours combien, dans le temps où nous soimnes, L'on doit peu compter sur les hommes ; Même sur ceux qu'on a le mieux servis ! M. CLÉNARD, d'un air picjué, et vivement. Jamais le reproche n'offeiise Que celui qui l'a mérité.

Je vous ai dit la vérité.

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