ACTE II, SCENE Vil
Souffrez que je me précipite !
Mon cœur reconnoissant...
MARIANNE, dun ton triste et tendre, en le relevant. Arrêtez; levez-vous.
Laissez-moi seule à mes pensées.
Restez ici ; ne suivez point mes pas.
[Elle veut s'en aller.) DES RONAis, hors de lui-même, et l'arrêtant. Je vois sur ma faute , en ce cas, Que vos impressions ne sont point effacées...
O ciel! quoi! mon pardon, hélas !...
MARIANNE, l'interrompant avec beaucoup de trouble.
Monsieur, laissez ces vains éclats.
Je vous ai pardonné .. je ne m'en repeus pas; Et votre cœur n'est point fait pour l'ingratitude...
{dun ton entrecoupé , et retenant ses larmes.) Mais mon esprit de son étonnement K'est point encor remis... Un peu d'inquiétude Me fait désirer un moment De repos et de solitude.
Laissez-moi donc , de grâce !
{Elle fait encore (quelques pas pour sortir.) DES RONAIS, l'arrêtant encore.
Ah ! que du moins Je m'afflige avec vous des chagrins que je cause ! M A R I AN N E , sentant couler ses larmes. Non; demeurez... Souffrez que je m'oppose A rendre vos yeux les témoins le d'un reste de crainte et de justes alarmes.. .
{Les larmes la gagnent; et elle fait de nouveau deux ou trois pas pour sortir.) DES ViOJH Al s, voulant la suivre. Kon , non; je dois vous suivre , et sur vos feux trahis.. MARIANNE, l'interrompant d'un ton entrecoupé, et pleurant.
Non : je veux vous cacher mes larmes... Restez, je le veux.
ss ROTS AiSfS'inclinant..
J'obéis.
[Marianne sort. )