LI.'îETTE
Vraiment, cela passe raillerie, madame.
LA BARONNE
Otez-vous de là, vous, ma mie, que je ne vous donne sur les oreilles. Et vous, madame, choisissez de ces deux épees laquelle vous voulez.
jime PATIN.
Moi, madame, prendre une épée! Eh, pourquoi, s'il vous plaît?
LA BARONNE
Pour me tuer, si vous le pouvez.
jVime PATIN.
Moi, je ne veux tuer personne.
Mais je veux vous tuer, moi.
MDie PATIN.
Hé , bon Dieu ! que vous ai -je fait pour vous donner de si méchantes intentions?
i4C LE CHEVALIER A LA MODE.
LA BAnO>>"E.
Ce que vous m'avez fait, madame? ce que vou^; m'avez fait?
^jme PATIN.
Lisette, prenez garde à moi.
LISETTE
Oui, madame.
LA BARON XE
Allons, allons, point tant de raisonnements, ma bonne amie : vous m'enlevez le chevalier ; il est à moi , ce chevalier, aussi bien que mon moulin, et c'est une grâce que je vous fais de vouloir bien voir à qui il demeurera.
aime PATIN.
Quoi, madame! c'est monsieur le chevalier qui vous fait tourner la cervelle?
LA BARONNE
Oui, madame, et il faut me le ce'der ou mourir.
Voilà une vigoureuse femme, au moins.
LA BARONNE
Voyez, renoncez à toutes les prétentions que vous avez sur lui , et je vous donne la vie.
^,me PATIN.
Quelle étrange femme, Lisette! et comment pouvoir m'en débarrasser?