SCÈNE Vllf
M. MIGAUD, M, SERREFORT, madame PATIN, LE CHEVALIER, LUCILE, CRISPIN, LISETTE.
M. siiG kVT» ^ a madame Patin.
Un de vos laquais, madame, vient de m'avertir avec empressement que vous me vouliez parler de quelque chose; je n'ai point perdu de temps.
Mme PATIN.
Oui, monsieur, il semble que mon laquais ait deviné ma pensée , et vous venez tout à propos profiter de mon dépit.
M. MIGAUD.
Comment donc , madame ?
Mme PATIN.
Voilà ma main, monsieur, et dès demain je vous épouse , pourvu qu'en même temps monsieur votre fils épouse ma nièce.
M. MIGATD.
Ah , madame ! que cette condition me fait plaisir !
M. SERREFORT.
C'est moi qui vous réponds de cet article, et
i62 LE CHEVALIER A LA MODE
ma fille, je crois, n'aura pas l'audace de résister
à mes volontés.
LUCILE
Dans le désespoir où je suis, mon père, je ferai tout ce que vous voudrez.
lyime PATIN, au chevalier.
Tu n'épouseras pas ma nièce , perfide !
LUCILE, au chevalier.
Vous ne serez jamais le mari de ma tante pourtant.
CRISPIN
Adieu donc, mesdames, jusqu'au revoii'. Eh bien, monsieur, ne savez-vous pas quelque petit air sur cette aventure-là? Une chanson à propos raccon»n>ode quelquefois bien les choses, comme vous savez.
LE CHEVALIER
Il n'y a que les mille pistoles de madame Patin que je regrette en tout ceci. Allons retrouver la baronne, et continuons de la ménager jusqu'à ce qu'il me vienne quelque meilleure for- Tune.