‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 121 sur 192 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. BERNARD, THIBAUT, u>- SOLDAT.

LE SOLDAT

C'est de la part de monsieur votre neveu,

M. BERNARD

Eh bien, va; je lui donne le bonjour, mon enfant.

LE SOLDAT

Il viendra demain dîner avec vous, monsieur.

M. BERNARD

Je ne dîne point demain , j'ai des affaires.

LE SOLDAT

Voilà un faisan et quelques perdreaux qu'il vous envoie.

M. BERNARD

Ah, ah! mon neveu sait mieux vivre que les autres, encore, (h Thibaut .)Vrend> ce gibier, toi, et qu'on le mette fraîchement.

i8o LÀ MAISON DE CAMPAGNE.

LE SOLDAT

Il amèhora deux ou trois de nos capitaines avec lui.

M. BERNARD

Comment diable! deux ou trois capitaines! Ecoute, écoute, je t'avois bien dit d'abord que j'aurois demain des affaires : tiens , reprends ton gibier , mon ami , et dis à mon neveu. : .

LE SOLDAT

Oh! ça ne fait rien; ils ne laisseront pas de venir. Ils s'ennuient comme tout à ce camp , et votre maison leur ^àent bien à point. Allez, ils vous tiendront bonne compagnie.

M. BERNARD

Ah î j'enrage. Comment, morbleu ! il m'envoie un faisan et quatre perdreaux, et il m'amène cinq ou six bouches à nourrir !

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