L.\ COUSINE
Bonjour, mon cousin.
LE COUSIN
Nous avons pense mourir tous deux, et nous venons achever d'être malades chez vous.
M. BERNARD
Comment donc ?
LE COUSIN
Nous venons un peu prendre l'air, pendant quinze jours ou trois semaines, pour nous remettre un peu.
M. BERNARD
L'air de ce pays-ci ne vaut rien.
LA COUSINE
Mon père dit qu'il est admirable.
LE COUSIN
Je vous aurois bien amené mon autre sœur, avec mon petit frère ; mais la caiTiole étoit trop petite, et ils ne viendront qu'après-demain, avec ma mère.
tfjS LA MAISON DE CAMPAGî^E
M. BERNARD
Oui? (bas.) Maugrebleu de la chienne de parenté !
LE COUSIN
Allons, ma sœur, allons faire mettre nos hardes dans une chambre, et puis nous irons voir ma petite cousine.
LA COUSINE
Mais , mon frère , il fàudroit prier mon cousin qu'on nous fît faire un petit potage.
LE COUSIN
Ah! oui. A propos, mon cousin, ma mère vous prie bien fort que nous ayons tous les jours de petits potages.
M. BERNARD
Morbleu ! ceci passe la raillerie.
LA CODSIKE.
Et quelquefois de petits poulets rôtis; mon frère le médecin l'a dit.
LE COUSIN
Non pas, s'il vous pl^t, ma sœur; de petites perdrix, de petites perdrix; et le médecin dit que cela nous rétablira beaucoup mieux. N'est ce pas , mon cousin?
(Le cousin et la cousine sortent )