‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 133 sur 192 · L.\ COUSINE · texte numérisé non relu

L.\ COUSINE

Bonjour, mon cousin.

LE COUSIN

Nous avons pense mourir tous deux, et nous venons achever d'être malades chez vous.

M. BERNARD

Comment donc ?

LE COUSIN

Nous venons un peu prendre l'air, pendant quinze jours ou trois semaines, pour nous remettre un peu.

M. BERNARD

L'air de ce pays-ci ne vaut rien.

LA COUSINE

Mon père dit qu'il est admirable.

LE COUSIN

Je vous aurois bien amené mon autre sœur, avec mon petit frère ; mais la caiTiole étoit trop petite, et ils ne viendront qu'après-demain, avec ma mère.

tfjS LA MAISON DE CAMPAGî^E

M. BERNARD

Oui? (bas.) Maugrebleu de la chienne de parenté !

LE COUSIN

Allons, ma sœur, allons faire mettre nos hardes dans une chambre, et puis nous irons voir ma petite cousine.

LA COUSINE

Mais , mon frère , il fàudroit prier mon cousin qu'on nous fît faire un petit potage.

LE COUSIN

Ah! oui. A propos, mon cousin, ma mère vous prie bien fort que nous ayons tous les jours de petits potages.

M. BERNARD

Morbleu ! ceci passe la raillerie.

LA CODSIKE.

Et quelquefois de petits poulets rôtis; mon frère le médecin l'a dit.

LE COUSIN

Non pas, s'il vous pl^t, ma sœur; de petites perdrix, de petites perdrix; et le médecin dit que cela nous rétablira beaucoup mieux. N'est ce pas , mon cousin?

(Le cousin et la cousine sortent )

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