‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 138 sur 192 · M. BERNARD, THIBAUT, NICOLE, M. GRIFFARD · texte numérisé non relu

M. BERNARD, THIBAUT, NICOLE, M. GRIFFARD

M. GRIFFARD.

Monsieur, ces messieurs vous demandent.

M. BERNARD

Quels messieurs ? y a-t-il encore quelque chose <le nouveau?

M. GRIFFARD.

Non, monsieur; ce sont ces chasseurs. Les voilà qui montent à la chambre de madame,

2o4 LA MAISON DE CAiMPAGNE.

M. BERNARD

Ils ne sont donc plus dans la cuisine?

M. GRIFFARD.

Il n'y a plus que leurs gens.

M. BERNARD

Ma pauvre Nicole, va prendre garde à ces fripons-là.

THIBAUT

Oh, ventregué, ne vous boutez pas en peine ; je leur tiandrai bian tête moi tout seul.

M. BERNARD

Mon pauvre monsieur Griffard, je ne sais plus où j'en suis.

M. GRIFFARD.

Il favit mettre le feu à la maison.

Écoutez, il ne me faudroit point trop presser là-dessus.

M. GRIFFARD.»

Il faut le faire , vous dis-je.

M. BERNARD

M'ont-ils bien fait du dégât ?

M. GRIFFARD.

Bon , bon , vous ne savez pas tout : chiens , chevaux, maîtres et valets, tout restera ici jusqu*à demain matin, pour être au bois de meilleure heure. Je leur ai ouï faire le complot.

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