M. BERNARD, THIBAUT, NICOLE, M. GRIFFARD
M. GRIFFARD.
Monsieur, ces messieurs vous demandent.
M. BERNARD
Quels messieurs ? y a-t-il encore quelque chose <le nouveau?
M. GRIFFARD.
Non, monsieur; ce sont ces chasseurs. Les voilà qui montent à la chambre de madame,
2o4 LA MAISON DE CAiMPAGNE.
M. BERNARD
Ils ne sont donc plus dans la cuisine?
M. GRIFFARD.
Il n'y a plus que leurs gens.
M. BERNARD
Ma pauvre Nicole, va prendre garde à ces fripons-là.
THIBAUT
Oh, ventregué, ne vous boutez pas en peine ; je leur tiandrai bian tête moi tout seul.
M. BERNARD
Mon pauvre monsieur Griffard, je ne sais plus où j'en suis.
M. GRIFFARD.
Il favit mettre le feu à la maison.
Écoutez, il ne me faudroit point trop presser là-dessus.
M. GRIFFARD.»
Il faut le faire , vous dis-je.
M. BERNARD
M'ont-ils bien fait du dégât ?
M. GRIFFARD.
Bon , bon , vous ne savez pas tout : chiens , chevaux, maîtres et valets, tout restera ici jusqu*à demain matin, pour être au bois de meilleure heure. Je leur ai ouï faire le complot.