‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 153 sur 192 · LISETTE, LA FLECHE, M. BERNARD, M. GRIFFARD · texte numérisé non relu

LISETTE, LA FLECHE, M. BERNARD, M. GRIFFARD

LISETTE

Quoi ! ce jjrand monsieur qui nous a trouve'es dans le jardin?

L\ FLÈCHE

Oui, te dis-je, c'est l'oncle de mon maître, qui est capitaine des chasses de tout ce pays -ci. Il aime son neveu à la folie.

M. BEUNARD.

Comment diable! voilà le valet d'Eraste; estce qu'Eraste seroit chez moi?

LA FLÈCHE

Oh , par ma foi, voilà monsieur Bernard.

M. BER>ARD

Que fais-tu ici, coq

um

LA FLECHE

Rien, monsieur : je demandois une chambre à cette fille pour mon maître.

M. BER>A1!D

Une chambre pour ton maître !

LISETTE

Oui , monsieur : Eraste est là-haut avec madame et mademoiselle voire fille.

SCENK XXXII. 22''»

M. BERNARD

Éraste est avec ma fille !

LA FLÈCHE

Oui, monsieur : mais je voudrois bien savoir où il couchera, pour y mettre nos hardes.

Comment, coquin !

LA FLÈCHE

Savez-vous bien que vous tenez le plus beau cabaret de toute la route?

M. BER>'ARD

Attends, attends, je m'en vais t'apprendre...

LA FLÈCHE

Faites-moi toujours tirer cliopine, je vous prie.

SCÈ>E XXXIII.

M. BERNARD, madame BERNARD, LA FLECHE.

Mine BERNARD.

Ah bon Dieu, monsieur! qu'est-ce que tout ceci? Ne rougissez-vous point de vouloir faire un cabaret de votre lo^^is, et trouvez- vous que l'équipage oîi vous êtes convienne fort à un homme de votre caractère?

M. BERNARD

Pourquoi non, madame? ne vaut-il pas autant

226 LA MAISON DE CAMPAGNE, vendre mon vin à la campagne que de le taire vendre à pot dans Paris , comme la plupart de mes confrères?

M"ie liEH>AUD. #

Eh fi , monsieur !

M, LERNARD.

Je me moque de cela, et je ne veux point être ruiné.

M™e BERNARD.

Oh bien, monsieur, vous êtes plus près de l'être que vous ne vous l'imaginez : je n'entends point du tout les affaires ; mais il y a là-haut des gens en disposition de vous en faire une très mauvaise.

M. BERNARD

Comment donc, madame, une mauvaise affaire? '

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