SCÈNE VIII
LA BAROIXNE, LE CHEVALIER, madame PATIN, LISETTE.
LISETTE, repoussant la baronne.
Mais, madame...
LA BAKO>NE.
Vous êtes une sotte, ma mie, votre maîtresse y est toujours pour moi.
LE CHEVALIER
Vous êtes mal obéie , madame, et voici quelqu'un qui vous demande.
IVime PATIN.
Ah , juste ciel ! c'est une importune plaideuse , dont nous ne serons débarrassés d'aujourd'hui.
LE CHEVALIER, buS.
Comment, morbleu;, c'est ma baronne! Voici bien un autre embarras. Par où diantre me tirer d'intrigue ?
LISETTE
Il nous a été impossible de faire tête à madame, et le portier ni moi n'avons pu lui persuader que vous n'y étiez pas.
Mme PATIN.
Et pourquoi lui dire que je n'y suis pas? Estce pour des personnes comme elle qu'on n'y veut
pas être? Je vous demande pardon, madame.
LA BARONNE
Je vous le disois bien, ma mie ; vous êtes une bête, comme vous voyez. Ah, ah! monsieur le chevalier, que faites-vous ici ?
LE CHEVALIER
Mais vous, madame, par quelle aventure...
^ime PATIN, à Lisette.
Le chevalier connoît la baronne !
LA BARONNE
Je venois ici, madame, pour sollicitler encore vos recommandations pour mon procès; mais je ne m'attendois pas d'y trouver monsieur le chevalier. Qu'y vient-il faire , madame ?
Mme PATIN , bas, à Lisette.
Elle y prend un grand inte'rêt. ( haut. ) Madame, je ne sais...
LE cnE\ ôlLI'Ew., à madame Patin.
Ah, madame! regardez, je vous prie, les affaires de madame la baronne comme les miennes propres ; vous ne me sauriez faire plus de plaisir. ( à /a baronne. ) Vous voyez comme je m'intéresse pour vous , madame.
^me PATIN, baS.
Voilà un brouillamini où je ne comprends rien.
LA BARONNE, baS.
Qu'est-ce (|ue tout cela veut dire?