ACTE IV, SCENE IT
^jine PATIN.
Où en est donc le plaisant, monsieur?
LISETTE
Voici quelque pièce nouvelle.
LE CHEVALIER
Le plaisant! Le plaisant,madame,est que quatre ou cinq godelureaux se sont fait honneur de mes vers: comme vous les avez applaudis, je les ai crus bons , et je n'ai pu m'empêcher de les dire à quelques personnes. Je vous en demande pardon, madame , c'est le foible de la plupart des gens de qualité qui ont un peu de génie. On les a retenus , on en a fait des copies , et en moins de deux heures ils sont devenus vaudevilles, c R I s p I s , bas.
L'excellent fourbe que voilà !
LISETTE, bas.
Où veut-il la mener avec ses vaudevilles ? M™e PA T I N , à Lisette.
Écoutons ce qu'il veut dire, il ne m'en fera plus si facilement accroire. ( au chevalier. ) Eh bien , monsieur ! vous êtes bien content devoir ainsi courir vos ouvrages ?
LE CHEVALIER
N'en étes-vous pas ravie, madame? Car enfin, puisqu'ils sont pour vous, cela vous fait plus d'honneur qu'à moi-même.
Mme PATIN.
Ah , scélérat !