I. II
LE CHEVALIER
Hé bien , madame , ils m'ont conté que le marquis des Guerrets avoit donné les vers en question à une petite (^risette; que Tabbé du Terrier les avoit envoyés à une de ses amies ; que le chevalier Pàchard s'en étoit fait honneur pcnir sa maîtresse, et que deux de ces pauvres femmes s'ctoient , malheureusement pj)ur elles , trouvées avec la baronne , où il s'étoit passé une scène des plus divertissautes.
Mme PATIN.
Ce sont de bons sots, monsieur, que vos beaux esprits, de plaisanter de cette aventure-là.
LISETTE
Bon , elle prend la chose comme il faut.
LE CHEVALIER
Comment, madame ? Vous n'entrez donc point dans le ridicule de ces trois femmes qui se veulent battre pour un madrigal ; et la bonne foi de ces deux pauvres abusées , et la folie de notre baronne , ne vous font point pâmer de rire ? î^jrae PATIN, h Lisette.
Je crève, eije ne sais si je me dois fâcher ou non.
LISETTE
Eh, merci de ma vie ! pouvez-vous faire mieux en vous fâchant contre un petit fourbe comme celui-là ?