‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 113 sur 232 · LUCAS, L'OLIVE · texte numérisé non relu

LUCAS, L'OLIVE

LUCAS

Ah , ah , ah ! palsangué, ça est tout-à-fait drôle ! A qui en a-t-il donc, de vous rosser comcue ça, sans dire gare? queu caprice est ça, monsieur le jardinier?

Parbleu, je ne sais pas, mais je l'enverrois au diable , moi , avec ses caprices.

LUCAS

Est-ce que vous prenez ça sérieusement? Il ne vous a baillé que queuques coups de bâton jvelà

une belle bagatelle ! ce sont de petites humeurs qui li prenont comme ça parfois, et il faut un peu excuser les défauts des parsonnes.

l'olive.

Maugrebleu de ses défauts T Mais, baste, j'ai aussi des défauts à peu près pareils ; et si les siens le reprennent encore , les miens me prendront à coup sûr, et nos défauts auront querelle ensemble.

LrCAS.

Vous j oviez de malheur, d'être tombé le premier sous sa patte. Il a du chagrin, il est amoureux. l'o l 1 V E.

Lui, amoureux! Eh! de qui amoureux?

LrCAS.

De mademoiselle Angélique.

l'olive.

Et depuis quand?

Pargué , depuis toujours ; mais il ne le lui a du que depuis tout-à-l'heure.

l'olivE; Eh bien?

Eh bian... ÎNe jasez pas, au moins.

l'olive.

Non , non , ne craignez rien.

Page 1