SCENE I. 2?i
M. TH^OMASSEAU.
Et qui t'a fait prendre cette opinion-là ?
THIBAVT.
Oh ! je suis un fute' compère , voyez - vous. Il viant rôder ici, depuis que vous y êtes, un jeune gars de Paris.
M. THO MASSE AL'
Et tu crois que c'est pour ma fille?
THIBAUT
Eh ! pargué oui ; c'est d'elle ou de moi qu il est amoureux.
M. THO MASSE AU
Comment, amoureux de toi?
THIBAUT
Dès qu'il me voit, il ne sait sur quel pied danser; il me fait plus de meines, plus de contorsions, plus de rëve'rences qu'à elle-même.
M. THOMAS SE AU
Tu ne sais ce que tu dis; tu perds l'esprit.
THI EAT'T.
Je ne pards point l'esprit. Acoutez : comme je sis dans la maison , il ne cherche peut-être qu'à faire connoissance; car pour avec mademoiselle Mariane, la connoissance est déjà faite.
M. THOMASSEAU.
Il a fait connoissance avec ma fille?
THIBAUT
Oh ! palsanguenne, oui. Ils l'avont commenfcée dès Paris , je gage, et ils la continuont ici pardessus les murailles.
M. THOMASSEATJ.
Par-dessus les murailles?
TH IBAUT.
11 est toutes les nuits , comme un hibou , dans la petite ruelle au bout du jardin.
M. THOMASSEAC.
TH IBAUT.
Et mademoiselle Mariane grimpe comme une chatte tout le long du treillis de lapalissade.
M. THOMASSEAU.
Eh bien ?
THIBAUT
Eh bian ! aile s'accote sur le haut de la muraille, et la chatte et le hibou jasont tous deux connue des maries.
M. THOMASSEAU.
Est-il possible.^
THIBAUT
11 faut bian qu'il soit possible, car je les ai vus.
M. THOMASSEAC.
Et ue les as-tu point entendus ?