SCENE X
LORA>GE
Patience, patieuce, qu'il m'épouse; je le frot- . tcrai bien quand je serai sa femme.
VIVIEZ
Oh ! par ma foi , je lui permets de m'assommer si cela arrive.
SCÈiNE XI.
MADAME DUBUISSON, VIVIEN, LORANGE; THIBAUT ^ boiteux^ avec un manteau noir, et un emplâtre sur l'œil.
Ah! vous voilà, papa Thomasseau? Venezvous-en un peu morigéner votre geiidre ; il perd le respect, je vous en averîis.
THIBAUT
On viant de me dire qu'il est arrivé, et il m'est avis qu'il devroit être cheux nous.
LORANGE.
C'est un petit impoli , qui ne sait pas vivre ; ses (grossièretés me font quitter la place. Votre servante, madame Dubuisson ; jusqu'au levoir , monsieur de La Chaponnardière.
THIBAUT
Aile est un peu mièvre, parcequ'alle est jeune: mais en grandissant ça changera. Votre valet, notre gendre.
VIVIEN
Monsieur, je suis votre serviteur. Quoi! madame, c'est là monsieur Thomasseau? cel'estlà?
M^ue DUBUISSON.
Oui, lui-même, votre beau-père.
VIVIEN
Par ma foi, voilà une vilaine famille.
THIBAUT
Eh bian ! qu'est-ce ? à qui en avez-vous donc ? Comment se porte le bon-homme de père? est-il toujours aussi libartin , aussi ivrogne que de coutume?
VIVIEN
^lon père ivrogne !
THIBAUT
Vous li ressemblez comme deux gouttes d'iau, et l'an tht que vous ne valez pas mieux que li : mais ma fdle est une diablesse qui vous rangera, ne vous boutez pas en peine.
VIVIEN
Je n'y comprends rien, c'est une espèce de paysan que le beau-père.
M^e DUBUISSPN.
Oh dame ! la maison de Thomasseau n'est pas si noble que la vôtre, il y a bien à dire.
VIVIEN
Ouais!