‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 183 sur 232 · SCENE XXII · texte numérisé non relu

SCENE XXII

M"ie ni. BUISSON.

Eh, comment! c'est mademoiselle Duhasard, si je ne me trompe?

LOR A>GE

Oui, ma-chère madame Dubuisson, c'est moimême.

M. THOMAS SE AT

Tu cannois cette personne-là, ma voisine?

jjme DUBUISSON.

Vraiment oui ; c'est une de nos amies , une fort honnête fille, qui postule pour chanter .ofratis à rOpêra, afin de se faire connoître. Eh! qui vous amène en ce pays-ci , mademoiselle ?

LOR A NGE

Trois officiers de dragons de mes bons ami» m'ont engagée d'y venir eu vendanges; et comme j'ai su , par occasion , que monsieur Vivien de La Chaponnardière y étoit pour épouser la fille de monsieur, j'ai cru nepouvoir me dispenser de venir mettre empêchement à ce mariage.

VIVIEN

Mettre empêchement à mon mariage! et de <jael droit, madame?

LO RANGE

Comment! de quel droit, petit perfide?

M. THOMASSKAU.

Que veut dire ceci, mon gendre?

VIVIEN

Le diable m'emporte si j'en sais rien; je ne connois point cette créature-là.

LORANGE.

Tune me connois point, traître? Je te dévisagerai, si on me laisse faire.

i^jme Dr BUISSON.

Eh! ne vous emportez pas de la sorte.

Tu ne me connois pas? N'est-ce pas toi qui m'as mise dans mes meubles ?

Moi?

M. ÏHOMASSEAl.

Mon gendre!...

LOF. .VNCE.

Avant que je connusse ce libertin-là, ma réputation flairuit comme baume dans tout le quartier du Palais-Koyal.

3jme DUBCISSON.

Je vous le disois bien, elle a toujours pass» pour une fille fort sage.

LO RANGE

Si vous saviez, monsieur, comme il m'a attrapée!

Al. THOMAS SE AU.

Cela ne vaut rien , mon gendje; voilà de mauvaises manières.

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