ACTE IV, SCENE X. ii
LE CHEVALIER
Ah ! ne plaisante point, je te prie.
FRO>Tl>'.
Je ne plaisante point; cela ne vaut pas le diable.
LE CHEVALIER
J'avois toujours compté sur les soins de Lisette, sur la tendresse de Mariane; et je me proposois de terminer la chose par un enlèvement , pour faire consentir le père au mariage.
FROKTIN.
Voilà comme j'ai toujours conçu la chose; et il n'y avoit pas d'autre biais que celui-là même.
LE CHEVALIER
Non vraiment. Mais quel parti prendre?
FRO>TI>
Celui de précipiter une chose que nous aurions pu faire à loisir.
LE CHEVALIER
Mais il faut pour cela de l'argent comptant, je n'en ai point assez.
FROTIN.
Oh! je vous eu prêterai, moi; qu'à cela ne tienne. Il y a à Paris quelques orfèvres de ma connoissance, et, avec le diamant dont je suis nanti, je ne m'embarrasse pas de trouver deux cents pistoleà eu un quart d'heure.
xiG LES BOURGEOISES A LA MODE.
LE CHEVALIER
Mais il faut persuader Mariane.
Lais.sez-moi pai'ler à Lisette, et allez m'attendre à l'auberge.
LE CHEV.\LI ER
Mais...
FRO>TIN
Mais allez m'atteudre, vous dis-je : pour être héritier de vos vieilles pratiques, il n'y a rien que je ne sois capable de faire.