ACTE V, SCENE XIV. iZ+i
FROXTIN.
Monsieur Jannot aura aussi son fait. La maudite bague !
AR AMIXTE.
Qu'est-ce que cela signifie ?
M™e AMELIN.
Ce que cela signifie? Vous voyez bien ce petit garnement-là ; c'est mon fils, madame, afin que vous le sachiez.
ANGÉLIQUE
Quoi! monsieur le chevalier...
M™e AMELIi'.
C'est Jannot, madame, dont je vous ai tant parle' ce matin.
ANGÉLIQUE
Monsieur le chevaUer, Jannot!...
ARAMINTE
Elle extravague, ma mignonne ; cela ne se peut pas.
Mme AMELI>.
Qu'est-ce à dire, cela ne se peut pas? Oserastu dire le contraire? réponds.
LE CHEVALIER
Que voulez-vous que je vous reponde? Vous avez voulu me perdre, et vous réussissez à merveille.
i4a LES BOURGEOISES A LA MODE.
M«ie AMELIN.
Vraiment oui , te perdre ! Voilà de beaux mystères: tu seras peut-être cause que je perdrai six cents pcus , toi ; et tu crois que je songe à des balivernes ?
ANGÉLIQUE
Vous êtes le fils de madame Amelin?
M ARIA NE
Et vous n'êtes point un vrai chevalier?
LE CHEVALIER
Je suis au de'sespoir.
Par où méritoit-elle, monsieur Jannot, que vous voulussiez la tromper .i*
M™e AMELIN.
Comment donc, la tromper? Tredarae, monsieur Jannot, puisque monsieur Jannot y a, aura, quand je le voudrai, une bonne charge de vingt mille écus, que je lui mettrai sur la tête.
ANGÉLIQUE
Vingt mille écus , madame Amelin?
M'ne AMELIN.
Oui, madame, vingt mille écus, quand je perdrois ceux que je vous ai donnés, encore.
FRON TIN.
Comment diable!