ACTE IV, SCÈNE Mil 33i
LE COMTE
L'expression est forte.
LYC ANDRE, au comle.
Quoi? faut-il pour un mot vous cabrer de la sorte?
JLisiMOX, au comte.
Il parle de bon sens.
LYCAxN'DRE.
11 est bien question De chicaner ici sur une expression.
LE COMTE, dun air un peujicr^ à Lycandre. Mais , monsieur...
LYCANDRE, (£un air impérieux.
Mais, monsieur, je dis ce qu'il faut dire : Faites ce qu'il faut faire au plus tôt.
LE COMTE, à part.
Quel martyre !
H va se découvrir.
LisiMON, nie comte.
Ce vieillard est bien vert, Ce me semble.
LE COMTE
(à Lisimon.) [à Lycandre.) Il est vrai. Votre discours me perd.
Devant cet homme, au moins, tâchez de vous contraindre. L T c A N D R E , au comte.
Faites ce qu'il désire, ou je cesse de feindre.
LISIMON.
Ma femme vous attend : venez , d'un air soimiis, Prévenant , la prier d'être de vos amis.
LYCANDRE, au COmit.
Soumis; vous entendez?
LE COMTE, d'un air piqué.
Oui , j'entends à merveille.
( à part. ) Ciel!
LISIMON.
Vous approuvez donc ce que je lui conseille? Bon-homme, expliquez-vous.
LYCANDRE.
Oui , je l'approuve fon Et s'il ne s'y rend pas, il aura très grand tort. Vous lui donnez, monsieur, une leçon très sage. Il eu avoit besoin. Je le connois.
LE COMTE, à part.
J'enrage.
L I s I :m o N , à Lycandre.
Vous étçs doue à lui depuis long-temps? LE COMTE, à Lisimon.
Sortons.
Je regrette, monsieur, le temps que nous perdons,
LISlMON.
( au comte. ) {à Lycandre. ) Un moment. A quoi vont les revenus du comte?
LYCANDRE.
Je ne saurois vous dire à quoi cela se monte.
LISIMON.
Mai.s encor?
LE COMTE, à Lycandre. Dites-lui.,.