ACTE V, SCÈNE III. 34i
li'est à vous à trancher dans ces occasions.
ISABELLE
Quoi, Lisette...?
LISETTE
Monsieur a prononcé l'oracle :
A l'accoTnplissement rien ne peut mettre obstacle. S'il vous destine au comte, il faut que ce dessein S'exécute, en dépit de tout le genre humain.
LI SIMON
Cette fille me charme. Oui, ma chère Lisette, Tiens, sois un peu moins sage, et tu seras parfaite.
LISETTE
L'avis est bon.
LISIMON.
Le tien vient de m'édifier, Et je veux t'embrasser pour te remercier.
LISETTE
Piéservez, s'il vous plaît, cette tendre saillie Jusqu'à ce que je sois une fille accomplie.
J'attendrois trop long-temps. Il faut absolument Que ma reconnoissance éclate en ce moment.
VALÈRE, le retenant.
Vous VOUS échaufferez, prenez garde, mon père
. L I SIMOX , le repoussant.
Monsieur le médecin , ce n'est pas votre affaire : Que je m'échauffe ou non, vous aurez la bonté De ne vous plus charger du soin de ma santé.
( « part. ) Je crois que ce coquin est jaloux de Lisette,
Et je soupçonne entre eux quelque intrigue secrète.
( à Valère. ) Je veux m'en éclaircir. Sachons un peu...
VALÈRE
Voici Votre notaire.
LISIMON.
( à Vatère , qui veut sortir. ) Ah! bon. Non, non, demeure ici.
Dans un petit moment nous compterons ensemble.