ACTE V, SCENE V
M. JOSSE, répétant.
Lier.
LE c o M T E , au notaire.
Continuez. Baron De Montorgueil.
M. JOSSE
Orgueil.
LE COMTE, d'un ton ampoulé.
Bon. Marquis de Tufière.
LISIMON.
Quoi ! vous êtes marquis?
LE COMTE
Proprement c'est mon père; Mais comme après sa mort j'aurai ce marquisat, J'en prends d'avance ici le titre en mon contrat.
n SI .M 0 N , lui frappant sur l'épaule. C'est bien fait, mon garçon; la chose t'est permise
( à Isabelle. ) Je te fais compliment, madame la marquise.
M. JOSSE, au comte.
Est-ce tout?
LE C O yi TE., se levant.
Comment, tout? Seigneur...
M. JOSSE
Et caetera Cette tirade-là jamais ne finira.
LE COMTE
Mettez, et autres lieux, en très gros caractère^
ISABELLE, à demi-voix , à Lisette.
En lettres d'or.
LISETTE, à demi-voix , à Isabelle.
Paix donc. ISABELLE, à demi-voix à Lisette.
Je iiesaurois me taire.
Je ue puis me prêter à tant de vanité.
LISETTE, à demi-voix ^ à Isabelle.
C'est le foible commun des gens de qualité. Leurs titres bien souvent font tout leur patrimoine. M. j o s s E , rt Lisimon.
( // lit. ) A vous présentement, monsieur. Messire Antoine Lisimon...
LE COMTE, d'un air surplis.
Antoine?
LISIMON.
Oui.
LE COMTE
Quoi! c'est là votre nom?
Antoine! Est-il possible?
LISIMON.
Eh! parbleu, pourquoi non:*
LE COMTE
Ce nom est bien bourgeois!
LISIMON.
Mais pas plus que les autre».
Je crois que mon patron valoit bien tous les vôtres.
LE c o M T E , <f un ojr dédaigneux. Passons, monsieur, passons. Vos titres? c'est le point Dont il s'agit ici.