‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Destouches (volume 2)Chapitre 28 sur 232 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

ORONTE, à part.

Ne l'avois-je pas prévu qu'il me soutiendroit cela?

pasqt:i!î.

Oui,je le soutiens, et je le soutiendrai. Quand je dis la vérité, je ne crains personne. ORO>TE, à part.

J'admire l'effronterie de ce pendard!

PASQri:!i, voulant s esquiver.

Oh! puisque vous vous fâchez...

OROTE, r interrompant et le retenant.

Demeure, ou je t'assomme.

PASOUI>-.

Y a-t-il quelque chose pour votre service? Vous n'avez qu'à parler.

ORONTE

Et toi, tu n'as qu'à choisir de deux choses que je vciis te proposer.

PASQUIN

Voyons.

ORONTE

Deux pistoles , ou vingt coups de bâton.

PASQUI>-.

Le choix n'est pas difficile. Je prends les deux pistoles.

ORO'TE, tirant sa bourse et lui donnant de

targent.

Les voici.

PASQUiN, prenant l'argent^ et voulant s'en aller. Grand merci, monsieur... Je vous donne le bonjour.

on os TE.

Tut

en vas

PASQUIN

Oui vraiment. N'ai-je pas choisi?

OR ON TE

Eh! m'as-tu dit ce que je voulois savoir

PASQCIN.

Quoi, monsieur?

OP.ONTE

Où vous avez passé toute la semaine. Je sais que ce n'est point au château de Clitandre. Sa tante la comtesse de La Ruffardière en arrive. Elle y a demeuré pendant quinze jours, et elle vient de me dire que mon fils n'y avoit point paru.

Elle n'oseroit soutenir cela devant moi.

ORONTE

C'est ce qu'il faut voir : elle est encore ici.

PASQr IN.

Oh! puisqu'elle est encore ici, je n'ai rien à dire. Je n'irai pas démentir en face une personne de sa condition.

ORONTE

Tu veux me faire prendre le change ; mais tu

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