‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Destouches (volume 2)Chapitre 70 sur 232 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CÉLIANTE, DAMON.

BAMON-, regardant CeUante quelque temps sans quelle

fasse semblant de tapercevoir.

Vous voulez être seule , à ce que je puis voir?

CÉLIANTE.

Vous auriez dû d'abord vous en apercevoir: Mais vous ne sentez rien.

DAM ON

Quoique je vous ennuie.

Je ne puis me résoudre...

CÉLIANTE, d'un air dédaigneux.

A moins qu'on ne vous fuie, On ne sauroit jamais se défaire de vous.

DAMON, à part.

Elle est dans ses grands airs , il me faut filer doux. (// s'assied dans un coin.)

CÉLIANTE, vivement.

Je veux que vous sortiez.

Soit : mais daignez m'apprendrc Pourquoi.

CÉLIAXTE, reprenant tair dédaigneux.

Je n'ai, je pense, aucun compte à vous rendre.

DAMON

J'en demeure d'accord : mais si ma vive ardeur M'engage...

CÉLIANTE, se levant brusquement.

Ah ! vous allez lâcher quelque fadeur.

DAMON

Je ne dirai plus rien,

CÉLi AXTE.

Ma vive ardeur m'engage!

Ne me tenez jamais ce doucereux langage : Il me fait mal au cœur, je vous en avertis. Votre goût et le mien sont bien mal assortis. Ma vive ardeur !

D A M O X , à jmrt.

Il faut lui passer son caprice.

CÉLiANTE.

Vous prétendez, je crois, me traiter en novice?

Mon Dieu! non : je sais bien que vous ne l'êtes pas.

CÉLIANTE.

Qu'entendez-vous par là? Sortez.

Tout de ce pas

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