‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DestouchesChapitre 160 sur 338 · ACTE I, SCÈNE III. a · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. a

9ANSPAIR, sérieusement.

Oui, monsieur.

LAFLEUR

Par ma foi , Je ne croyois pas l'être.

SANSPAin.

I Et cependant vous l'êtes.

LAFLEUR

Moi ? Je suis confondu des façons que vous faites Avec un pauvre diable...

SANSPAIK.

Allez , j'ai mes raisons, Mon cher enfant. Cessez de prendre pour façons Ce que l'hunianité prescrit à l'homme sage. Et ce qui devroit être eu tous lieux en usage. Vous êtes en service; et moi, par mon bon cœur, Je veux vous faire ici supporter ce malheur. Une fuis pour toujours , que cela vous suffise.

LAFLEUR

Tout ceci me surprend. Et...

s ANS P AI R.

Trêve d? surprise; Et venons, s'il vous plaît, à ce dont il s'agit.

(à Gnrjii.) Que voulez-vous, monsieur? Il est toui interdit.

GORJU

On le seroit à moins.

LAFLEUR

Un monsieur vous demande, ûrdonaei-vous qu'il entre? ou faui-il qu'il attende?

SANSPAIR.

Apprenez, mon ami, qu'on n'attend point chez moi. Je parle sur-le-champ, et m'en fais une loi.

LAFLEUR

Comme il est si matin...

SANSPAIR.

Toute heure est convenahle.

( à Gorju. ) Dès que je serai seul, je veux me mettre à table.

GORJD.

C'est assez. A l'instant le dîner sera prêt.

SAKSPAiR, lui faisant la révérence.

Vous m'obligere» fort. Hâtez-vous, s'il vous plaît

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