‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DestouchesChapitre 165 sur 338 · SAX SPA I R · texte numérisé non relu

SAX SPA I R

Il faut vous l'avouer, la peinture est charmante. Quelle femme, grand dieu! Belle, sage, et savante! Et dites-moi , marquis, la remariez-vous?

LE MARQUIS

Oui. Je trouve pour elle un fort aimahle époux, Bien fait, jeune, assez riche, et de haute naissance.

SANSPAIR, vivement.

Avez-vous tout de bon conclu cette alliance?

LE MARQUIS

Il ne tiendra qu'à moi. Le uian|uis de Beausang Etant un bon parti par son bien, par son rang...

Beausang! C'est mon neveu.

LEMAROUIS. ''

Votre neveu !

SANSPAIR.

Lui-même.

Eh! ne puis-je savoir si votre fille l'aime?

LE MARQUIS

A vous dire le vi'ai. je ne le .sais pas bien. Quand je le lui propose , elle ne répond rien : Mais, qu'elle I aime ou non, l'affaire est résolue, Et, comme elle con\ient, sera bientôt conclue.

SANSPAIR.

Voisin , il ne faut point tyranniser un cœur.

LE MARQUIS

Bon !

SANSPAIR.

Si vous m'en croyez...

LE MARQUIS

Je ne suis pas d'humeur A recevoir la loi d'une jeuuj cervelle.

SANSPAIR.

N otre fille est si sage...

LE MARQUIS

Oh! je le suis plus qu'elle.

Et veux absolument conclure dès ce soir. Jo m'en vais l'avertir; elle viendra vous voir.

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