ACTE II, SCENE IV
GOR JU.
Monsieur?
Songez à me tenir Un dîner prêt. Je sens mon appétit renaître.
GORJl'.
Pour quelle heure, monsieur ?
SA.NSPAIR.
Pour quelle heure? Peut-être Dans le moment, ou bien un peu plus tard. Enfin Je vous avertirai sitôt que j'aurai Faim.
GORJD.
Le rôt est presque cuit : je crains qu'il ne se gâte.
SANSPAIR.
Faites-en mettre un autre, et sur-tout qu'on se hâte.
SCÈINE V.
SANSPAIR, P A S (^ U I N.
SANSPAIR, ouvrant la lettre.
Voyous ce qu'on m'écrit sur l'homme que voici. Je compte que ma mère aura bien réussi, Car elle a le goût sûr, et n'est pas fort crédule: Pour moi, je le suis trop, et jeu suis ridicule.
( à Pasquin. ) Couvrez-vous , mon ami.
PASQUIN
Moi, monsieur?
s AXS PAIR.
Entre nous
Point de cérémonie.
PASQUIN
Un valet...
s AS SP AIR.
Couvrez-vous, Vous clis-je; je le veux.
PASQUIX.
Vous oubliez, je pense , Que je suis domestique, et que la bienséance...
SANS PAIR
La bienséance veut que vous m'obéissiez.
PASQUIN
J'y serai toujours prêt, quoi que vous m'ordonniez.
De ma soumission si vous faites l'épreuve,
Je vais, en me couvrant, vous en donner la preuve.
SAN SP AIR
Ah ! ce trait-là me plaît.
PASQUIN, se couvrant.
Quand l'ordre est si pressant.
Il vaut mieux être sot que désobéissant.
SAN SP AIR
On ne peut dire mieux. Pour peu qu'on vous entende.
Vous n'avez pas besoin que Ton vous recommande.
Lisons pourtant.
[Il lit.) « Mon fils , vos singularités, « Ouoi(juej'v sois accoutumée,
■ Me paroisseut toujours d'étranges nouveautés