ACTE IV, SCÈNE V. ^^â
LE COMTE
S'otre sœur passe pour être sage, l'.t pourroit me servir de consolation Daus mon petit réduit, sombre habitation, Mais charmante à mt-s >eiix. Et, comme à la campagne En jeune sohtaiie a besoin de compagne. En homme singulier, brusquement, sans fadeur, Je viens vous demander cette prudente sœur.
SA N SP A IR, en souriant.
Très prudente.
LE COMTE
Je crois que l'humeur singuhère Va m'en gratifier de la même manière : Et deux originaux se conviennent si fort. Que dès le premier mot ils se trouvent d'accord. De mou bien, de mon rang, on a su vous instruire ; Et vous n'êtes pas homme à vouloir m'éconduire.
SANSPAIR.
Si j'ose Statuer sur votre evtérieur, Il vous doune Je droit de prétendre à ma sœur. Je ne m'en cache point, j'aimerois un beau-frère Qui sauroit soutenir un si beau caractère; ilais un homme a votre âge est toujours inégal. A l'égard de ma sœur, vous la connoissez mal; Loin cje vous consoler dans votre solitude, Elle n'y porteroit qu'ennui, qu'inquiétude : Tout comme votre sœur elle aime le fracas, Et 1 esprit singulier ne l'amuseroit pas.
JCLI E.
Mou frère, des grands airs je suis désabusée ;
Je vous l'ai déjà dit, la preuve en est aisée, Si monsieur vous convient; excepté le cousin. Tout époux me plaira venant de votre main.
Qu'on nous laisse tous deux.