LE M ARU U IS
Si je n'étouffe pas, ce sera grand miracle.
LA COMTESSE
Les singularités sont mon aversion; Mais celle-ci ravit mon admiration.
LE M A K o u 1 s.
Courage.
Oui, la maxime est digne qu'on l'admire: Et, non plus que monsieur, je ne veuv point écrire.
LE MARQUIS, à /a comtesse.
Vous ne signerez pas, vous?
LA COMTESSE
Non, absolument; Vous vous contenterez de mon consentement.
LE MARQUIS
La voilà folle aussi ! Ti éve de raillerie.
LA COMTESSE
C'est vous qui prétendez que jC me remarie. Que j'accepte Beausang; vous m'imposez la loi, C'est à voas à signer et pour vous, et pour moi.
LE MARQUIS
Parbleu , nous allons faire un act€ bien valable 1
(à Sans I air. ) Ayei le procédé d'un homme raisonnable.
Tous voulez me contiaindre à signer mon malheur?
Ma fille signera ; j'en jure mon honneur. LA COMTESSE, «1/ nioiquts.
contiaindre à signe SANSPAIR, à part.
Son malheur!
LE M A R Q D 1 S , à /a. comtesse , dun air menaçant. Ah!
LA COMTESSE
Du moins que monsieur me prévienne, Et que ce soit sa main qui dirige la mienne. Si vous signez, monsieur, je vous imiterai.
LE MARQUIS
Ah ! passe pour cela.
SAN SPAI R.
Moi! je vous préviendrai?
Ne vous en flattez pas. Pour fioir votre affaire, Amenez, s il le faut, ici votre notaire ; S'il croit avoir besoin de mon consentement, Je le lui donnerai, de bouche seulement. Pour signer, je veux être écrasé de la foudre, Si vous venez jamais à bout de m'y résoudre.
LA CO>!TESSE, OU marqids.
J'irai jusqu'à ce point, et jamais plus avant.
LE MARQUIS
Oui? Préparez-vous donc à rentrer au couvent. Si vous m'y faites voir la moindre résistance, Ma malédiction hâtera ma vengeance.
LA COMTESSE
Que le ciel m'en préserve! Ah! loin de l'encourir. Ou vous me-conduirez je veux vivre et mourir.