ACTE V, SCÈNE IX
SANSPAIR.
Je vois bien qu'il le faut. O ma chère raison ! Est-ce tout?
LA COMTESSE
Non , monsieur. Dans la belle saison Nous quitterons Paris pour vivre à la campagne.
SAN s PAIR.
Nous irons dans raa terre au fond de la Bretagne.
Point du tout. Vous avez une terre ici près ; C'est là que nous irous pour respirer le frais.
Volontiers; mais, du moins, nous n'y verrons personne.
LA COMTESSE
Tous les honnêtes gens.
SAXSPAIR.
o ciel î
LA COMTESSE
Après l'automne, Nous reviendrons ici.
SAXSPAIR.
Pour nous y renfermer.
LA COMTESSE
Pour y voir le beau monde , et vous raccoutumer
A la société des personnes d'élite
Qui nous feront l'honneur de nous rendre visite.
SA.NSPAIR.
Je l'avois bien prévu, vous aimez le fracas.
LA COMTESSE
Le nombre en est petit, ne vous effrayez pas.
358 L'HOMAIE SINGULIER.
En un mot, je prétends, si vous voulez me plaire. Que tout rentre céans dans l'usage ordinaire. Me le promettez- vous?
SAASPAIR, après avoir rêvé.
Je vous en fais serment.
lA COMTESSE, lui présentant la main.
Vous pouvez donc sur moi compter absolument.
SANSPAIR.
Mais y madame, il nous faut l'aveu de votre père: Pourrous-nous l'obtenir, dites-moi?
LA COMTESSE
Je l'espère.
Le voici qui revient très à propos.