GÉRONTE, PASQUIN, FINETTE
GÉRONTE, à part , et sans voir d'abord Pasquin et Oui, je suis curieux Ue voir si mou neveu , comme le dit sa lettre, S'est si bien réformé; car tenir et promettre, Ce sont deux.
PASQUIN, à part.
Vraiment oui !
GÉRONTE, à part.
Si je l'en crois pourtant , Il vit comme un Catoo... Que je serois content S'il m'avoit mandé vrai 1
43o LE DISSIPATEUR.
PASQUiN, bas, à Finette.
Bon ! voilà notre texte ; Il faut broder dessus , et, sous quelque prétexte, Éloigner ce fâcheux.
FINETTE, bas.
Commence, j'appuierai.
GÉRONTE, à part.
S'il me trompe , jamais je ne le reverrai,
Et de tous mes grands biens je ferai le partage
Entre gens qui sauront en faire un bon usage.
PASQUIN, bas, à Finette.
Ne te l'ai-je pas dit?
FINETTE, bas.
Le péril est pressant.
PASQUIN, bas.
Abordons-le, et prenons l'air tendre et caressant... (à Gérante, en s' approchant de lui et en embrassant
ses genoux. ) Ah, monsieur! est-ce vous?
FINETTE, à Géronte, en s approchant aussi et lui planant les mains.
Quel bonheur! quelle joie De vous revoir !
p A s Q u I N , à Géronte.
Monsieur, il suffit qu'on vous \oie Pour sentir des transports...
GÉRONTE, l'interrompant.
Bonjour... Et mon neveu, (■(imment ;^c porte-t-il?