‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DestouchesChapitre 314 sur 338 · CIDALISE, CLÉON, JULIE · texte numérisé non relu

CIDALISE, CLÉON, JULIE

CIDALISE, à Clêon.

On vous attend, Cléon ; que faites-vous ici •• Un raccommodement?

JULIE

Non... puisque vous voici.

Je dois rue retirer et vous céder la place.

CI D A L I s E. I

On ne peut mieux agir, iii de meilleure grâce. J

JULIE. i

Vous voyez , je suis bonne.

CIDALISE

Eh! pas trop... Entre nous, Est-ce ma faute à moi, si je plais mieux que vous?

JULIE

Ah, mou dieu! point du tout; je sais que c'est la mienne. Je n'ai qu'un coeur fidèle, et rien qui le soutienne. Pour vous dont les attraits ont un si grand éclat, Vous n'avez pas besoin d'un cœur si délicat.

CIDALISE

Si l'on nous veut ici comparer l'une à l'autre, Sans nulle vanité, mon cœur vaut bien le vôtre. Il ne balance pas, il suit ce qui lui plaît; Mais il aime, du moins, sans aucun intérêt.

CLÉON , à toutes deux y en se mettant entre elles. Eh ! mesdames , cessez.

JULi E, l'interrompant, à Cidalise.

Je ne suis point blessée Que vous me soupçonniez d'une ame intéressée. Mes actions un jour sauront ouvrir les yeux A qui me connoît mal, et vous connoîtra mieux.

CIDALISE

plus on me connoîtra, plus j'aurai J'avantage De l'enipoiler sur vous, qui vous croyez si sage...

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