LE MARQUIS, CLÉON, CIDALISE
LE MARQDIS, à Cléon.
Bonsoir, Cléon. J'accours pour te féliciter. Ton oncle vient, dit-on, de te déshériter. L'oncle, le jeu, l'amoiar, la table, les largesses , Te sauvent pour jamais l'embarras des richesses. Comme un sage de Grèce , en méprisant le bien , Te voilà vraiment libre et vis-à-vis de rien. Parbleu! j'en suis ravi... même sort nous rassemble, Mon cher, et nous allons philosopher ensemble.
CLÉON, dun ton décolère.
Viens-tu pour m'insulter?
LE MARQUIS
Non , Cléon , sur ma foi !
Un revers t'a rendu tout aussi gueux que moi : Mais ne t'afflige point, mon ami, je t'en prie, Et je vais t'enseigner à vivre d'industrie...