ACTE III, SCÈNE II. i
humeur. Je veux te faire plaisir ; et pour te le prouver... (// ôte ses gants, et les met dans sa poche.)
Mme CATAU, à part.
Je crois qu'il va me donner de l'argent. LE MARQris, voulant encore l'embrasser.
Il faut que je t'applique un baiser sur chaque joue. •
M™« CATAU, le repoussant.
Je suis votre servante. . . Si vous ne payez qu'en cette monnoie-là, vous pouvez garder vos espèces.
LE MA P.QUIS
Tu as beau faire la prude, j'en passerai mon envie. (7/ [embrasse de force.) Ah ! l'appétissante créature que madame Catau ! Sur mon honneur, si je ne craignois de désespérer ta maîtresse, je deviendruis amoureux de toi.
M™e CATAU.
Fort bien, monsieur! divertissez-vous à mes dépens.
LE MARQUIS
Dieu me damne, si je plaisante !...(/u/ prenant la main , et la lui baisant. ) Le beau bras ! la belle main ! Ah! je baiserai tout cela assurément. Mme CATAU, h part.
Cet homme-là est plus dangereux que je ne
i44 LE TAMBOUR NOCTURNE,
croyois. Si je n'y prends garde, il s'emparera de ma maîtresse.
LE MARQUIS
Oh çà, ma chère Catau, j'ai une proposition à te faire.
Mme c A T A. c , h part.
Il me fait des propositions. Mais, vraiment, cela devient sérieux... [au marquis, en prenant un air gracieux. ) Eh bien ! monsieur le marquis, de quoi s'agit-il .**
LE MARQUIS
Il s'agit, mon enfant, de te donner un
mari.
M™e CATAU.
A moi?
LE MARQUIS
A toi-même. Veux-tu le prendre de ma main? C'est un hardi compère, un vert galant, un homme tel qu'il te le faut; tu en seras contente. Mme CATAU, à part.
Voilà une proposition bien séduisante! (au marquis. ) Feut-on savoir qui est celui dont vous me parlez?
LE MARQUIS
Ah! c'est un gentilhomme de mes amis.
M*ûc CATAU, avec vivacité.
Un gentilhomme de vos amis .'