ACTE IV, SCE^E V
Promettez-moi près d'elle une heureuse eutremise : A mes intentions rendez-la plus soumise; En un mot, réparez ce que vous avez fait. A ce prix je pardonne, et je suis satisfîiit.
LÉONOK.
N'espère pas, tyran! que mon orgueil se lasse. Le tien se satisfait à me parler de grâce, Et le mieu à vouloir n'en mériter jamais. Puissent mes soins te nuire autant que je te hais! Va, j'ai de la princesse affermi le courage. Pour moi, je respirois , après un long orage; Les apprêts de ma mort fixoieut tout mon espoir. Pourquoi se changent-ils en l'horreur de te voir? Que nous proposes-tu? quelle offre oses-tu faire? Quels traités? Nous pleurons, moi, Gustave et son père ; Elle , un trône usurpé, son père et son époux. Ce n'est qu'à des vengeurs à traiter avec nous. Et du traité ta mort seroit le premier gage.
Toujours la même audace et le même langage?
Eh! pourquoi toutes deux imputer à ma main
Les attentats d'un autre et les coups du destin?
Le ciel favorisa mes armes légitimes :
Son père et ton époux eu furent les victimes.
J'ai vaincu, j'ai conquis, et n'ai rien usurpé.
Pour ton fils, dans sou sang ma mcdn n'a pas trempé.
Suis-je son meurtrier? Veut-on que je réponde
D'un coup?...
LÉONOR, l'interrompant.
Mérites-tu, lâche! qu'on te confonde?
içjo GUSTAVE-WASA.
Ta main n'a jias trempé dans le sang de mon fils,
Et son assassin vient t'en demander le prix?
Et tes trésors ouverts s'épanchent sur le traître?
Tu n'as pas ignoré qu'eu payer un , c'est l'être.
Aux yeux des nations, dont tu te rends l'horreur.
Crois-tu, par ce détour, excuser ta fureur?
D'un forfait si visible est-ce ainsi qu'on se lave?
Pour te justifier du meurtre de Gustave,
Inflige au scélérat des tourments ignorés :
Que du monstre , à mes yeux, les membres déchirés
Nous prouvent...
en RiSïlERNE, l'interrompant.
J'y consens; qu'il nieure en ta présence Tu verras si le crime ici se récompense. Si je me rends coupable aux yeux de l'univers...
( appelant. ) Rodolphe, paroissez.