ACTE IV, SCÈNE VllI
. Vous surtirez bientôt des fers où je vous laisse. Si Gustave en doutoit , vous ne le verriez pas Si courageusement s'avancer au trépas.
ADÉLAÏDE
Eh! pourquoi voulez- vous renoncer à la vie? Fléchissez. Léonor, moi, tout vous y convie.
(à Christierne, en se jetant à ses pieds.) Serez-vous sans pitié, seigneur, et ne peut-on...
GUSTAVE, l'interrompant.
Adélaïde aux pieds du bourreau de Sténou!
CHRISTIERNE, à Adèlaide.
Que direz-vous pour lui? Vous l'entendez , madame?
A DÉLAÏBE.
Par tout ce qui jamais eut pouvoir sur votre ame, Plaignez mon infortune et daignez m'écouter.
CHRISTIERNE.
Rien ne me plairoit tant que de vous contenter. C'est de vous seule ici que dépend ma clémence : Sa grâce est aux autels.
ADÉLAÏDE, à demi-voix.
Eloignez sa présence.
CHRISTIERNE, ù Rodolplie.
Qu'on le mène où j'ai dit; mais, en le gardant bien, Que jusqu'à nouvel ordre on n'exécute rien...
( à Adélaïde. ) Parlez; je vous entends.
GUSTAVE, à Adélaïde.
Point de pitié cruelle.
Laissez frapper, madame, et soyez-moi fidèle.
( // sort avec Rodolphe et les (gardes. )
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