‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 148 sur 242 · C.ir selon la pensée où son esprit se plonge · texte numérisé non relu

C.ir selon la pensée où son esprit se plonge

Si face, à chaque instant, s'élargit ou s'alonge.

1 1 se néglige trop , ou se pare à l'excès :

1» état, il n'en a point, ni n'en aura jamais.

( ;'est un homme isolé qui vit en volontaire;

Oui n'est bourgeois, abbé, robin, ni militaire;

(,)ui va, vient, veille, sue, et se tourmentant bien,

fiivaille nuit et jour, et jamais ne fait rien.

Du reste, rassemblant dans sa seule personne

! DUS les originaux qu'au théâtre on nous donne.

Misanthrope, étourdi, complaisant, glorieux.

Distrait... ce dernier-ci le désigne le mieux:

l'i tiens, s'il est ici , je gage mes oreilles,

Ou il est dans quelque allée à bayer aux corneilles,

S'approchant pas à pas d'un ha-ha qui l'attend, Kt qu'il n'apercevra qu'en s'y précipitant.

LISETTE

Je m'oriente... On a l'homme que tu souhaites. N'est-ce pas de ces geus que l'on nomme poëtes?

Oui.

LISETTE

Nous en avons un.

MONDOR

c'est lui.

LISETTE

Peut-être bien.

MONDOR

Quoi donc?

LISETTE

Le personnage en tout ressemble au tien: Sinon que ce n'est pas Damis que l'on le nomme.

MONDOR

Contente-moi, n'importe; et montre-moi cet homme.

LISETTE

Cherche. H est à rêver là-bas, dans ces bosquets. Mais vas-y seul : on vient, et je crains les caquets.

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