M. F U A N C A L E U , L I S E IT E
M. FRANCALEU.
Qu'as-tu donc tant à faire Avec ce cavalier qui ne semble , chez moi, .s'être inipatronisé que pour être avec toi?
LISETTE
De tous nos entretiens vous seul êtes la cause.
M. FRANCALEU.
Voyous un peu le tour qu'elle doiuie a la chose.
LISETTE
Tout simple. Le jeune homme entend vanter à tous Certaine tragédie en six actes, de vous. Que l'on dit fort plaisante et qu'il, brûle d'entendre , Sans qu'il sache par qui ni trop comment s'y prendre.
M. FRANCALEU.
Et^n'a-t-il pas l'ami qui nie l'a présenté?
38i LA MÉTROMAME.
LISETTE
Monsieur de l'Empyrée? Il aura plaisante , De caustique et de fat joué les mauvais rôles, Et parlé de vos vers en pliant les épaules.
M. FR ANCALEU.
Jeu croirois quelque chose, à son rire moqueur.
Le serpent de l'envie a sifflé dans sou cœur.
Oh liien, bien ! Double joie, en ce cas, pour le nôtre !
Je mortifierai l'un , et satisferai l'autre;
L'autre aussi-bien m'a plu, comme il plaira par-tout.
Il a tout-à-fait l'air d'un homme de bon {joût;
Et d'ailleurs il me prend dans mon enthousiasme.
Je suis en train de rire; et veux, mal;;ré mou asthme ,
Lui lire tous mes vers, sans eu excepter un.
LISETTE
Vous me déferez là d'un terrible importun.