ACTE IV, SCENE VIII
J'étois indifférente, et je ne le suis plus; Et je sens que sans vous je le serois encore.
OOn ANTE.
Vous ne vous plaindrez plus d'un cœur qui vous adore.
Où vous établissez la paix et le bonheur,
Et qui commence enfin d'en ajouter la douceur.
LISETTE
Trêve de beaux discours : il est temps que j'y pense. De par mon.^ieur, expresse et nouvelle défense De souffrir que jamais voi;s osiez vous parler.
DORANTE
Il aura su mon nom !
Ah ! tu me fais trembler.
LISETTE
Et même ici quelqu'un peut-être nous épie. Séparez-vous : rentrez, madame , je vous prie. Nous allons concerter un projet iui portant.
DORANTE
Rassurez-moi d'un mot encore, en me quittant; Ou déjà mon espoir est tout prêt à s'éteindre. L u c I L E.
De vos rivaux, du moins, vous n'avez rien à craindre. Mon père pourra bien, en ce commun danger. Désapprouver mou choix, mais jamais le changer.