‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 45 sur 242 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

DORIMAN; AUAMINTE, tenant un manuscrit à la main.

ARAMINTE

V^ous ne vous rendez point? Qu'y a-t-il de plus convaincant, de mieux prouve?

DOUIM AN.

Je vous le répète : si vous voulez que nous soyons amis, ne continuez pas à me parler sur ce ton. Je me suis expli«jué, ce uie semble, en termes assez clairs.

Ail AMIN TK.

Mais , encore une fois, doit-on contester, lorsque d'un coté on voit les auteurs originaux, et que de l'autre ou lit les vols, à peine déguisés? De grâce! jetez vous-même les yeux sur cet endroit.

(^Elle lui montre un cmlioit fin manuscrit qu elle tient. )

DORiMAN, rt part.

Allons donc; il faut la contenter.

(^11 prend le manuscrit et l'examine.^ A R A M I s T E , pendant que Doriman lit. Il n'y a pas jusqu'à votre épîti-e dédicatoire dont les phrases ne soient prises dans Balzac ou dans Pline. Peut-on démontrer avec plus de solidité...

DORIMAN, i interrompant , après avoir lu. Cela me surprend un peu, je l'avoue.

Grâce au ciel ! à la Hn...

DORIMAN, lin terrompa n t.

Quoi qu'il en soit, de pareilles minuties ne me détacheront pas d'un honmie essentiel et recommandable par tant d'autres endroits. Je l'ai laissé avec ma (ille. Il va bientôt se rendre ici. Examinez-le, je vous prie, avec plus d'attention ; et juffez par vous-même sans partialité... AR AMI NTE, l interrompant.

Une affaire m'appelle ailleurs, mon frère, et il me faudroit trop de temps pour approfondir ses bonnes qualités. Je vous laisse. (Elle sort.)

8o LE FAUX SAVANT.

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