ACTE m, SCENE V
à monsieur avec empressement ; car sans d.jiue vous êtes monsieur Polymathe?
POLYMATHK.
Oui, c'est moi-même.
LISfDOB.
Ah! monsieur, tout m'obligeoit à le penser: votre air, votre maintien, le feu de vos regards, votre silence , tout annonce en vous un savant , à qui on doit donner le nom de savant par excellence, de maître savant, de savant... savant. POLYMATHE, bas, à Doriman.
Je lui crois du bon sens.
r. isiDOR, h Polymathe.
Tous vos écrits vous ont acquis, avec justice, la réputation d'auteur véritablement extraordinaire.
POLYMATHE, bos ^ h Dorlman.
Je suis assez content de lui.
DORIMAN, bas.
Je vous avoue qu'il prévient en sa faveur. Voyez ce qu'il sait.
POLYMATHE, bas.
Soit. L'examen sera long. Si vous avez quelque affaire , je l'examinerai seul.
DORIM AN, bas.
Non vraiment. D'ailleurs je ne me lasse jamais de vous entendre.
POLYMA THE.
Vous avez du goût... (à Lisidor.) Pcjssédezvous vos auteurs classiques? Cicéron, Virgile, Horace , Perse , Juvenal ?
LISinOR.
Quelques uns ont des endroits obscurs, difficiles...
PO L Y M A THE, l'ùi tetTompant.
C'est-à-dire que vous ne les entendez pas toujours? J'en vais juger sur-le-champ.
USIDOR.
Leurs difficultés ont redovdjlé mes soins ; je puis me flatter...
DoniMAN, à Polymathe.
Allons dans ma bibliothèque ; nous y trouverons tous les livres qu'il nous faut.
POLYMATHE, faisant quelques pas pour sortir.
Allons... (iwenant.) Cela n'est pas nécessaire: je les ai tous dans ma tête. Mais se vanteroit-on à moi de ce qu'on ne sait pas?... (à Lisidor.) Je vous crois. Etes-vous versé dans le grec? Voyons.
LISIDOR.
Je l'ai appris avec beaucoup d'application.
l'OHM ATHE.
C'est une langue ilonl je fais grand cas. Passons... Et l'italien, le savez-vons? Hein?... fl est difficile de m'en imposer.