ACTE 111, SCENE V
LISinOR.
Ah ! monsieur , votre bonté égale votre savoir.
DOBIM AN.
Vous serez content des conditions.
LISIDOR.
Le seul bonheur de vous être attaché... DORiMA>', l'interrompant.
Vous vous louerez de mon fils. Il a plus d'esprit (ju'on n'en a à son âge. Je me flatte que vous lui donnerez tous vos soins?
LISIDOn.
Ah! monsieur , je me sens porté, bien plus que je ne puis le dire , à me livrer tout entier à ce qui vous appartient.
POLYMATHE, à Doriman.
Je prétends <[u'à quinze ans votre fils sache aussi bien que moi les mathématiques ; bien entendu ([ue je les lui enseignerai moi-même... (n Lis'ulor.) Les avez-vous apprises? .
LISIDOR, a part.
Feignons, pour avancer les instants de voir Luiile... (« Polymathe.) Non, monsieur.
POLYM ATHE.
Quoi! vous n'avez pas, au moins, quelques notions des éléments ?
LIS IJ) Oit.
N'est pas qui veut universel comme vous. Mou ifjnorance est profonde là-dessus.
POL YMATHE.
J'en suis au désespoir! j'aime à m'en entretenir... C'est la science des sciences... Je me plais dans les infiniment petits, les infiniment grands, les asymptotes, les cylindres... les infinis géométriques et métaphysiques.
DO RI M \N
J'entends souvent des disputes la-dessus, o«i je ne comprends rien. Je voudrois savoir, par exemple, ce que c'est qu'un infini géométrique?
POLTMATHE.
Je vais vous l'apprendre : rien n'est si aisé... (rt ListV/oc. ) Vous m'assurez que vous n'avez aucune connoissance des mathématiques?
LIS mon.
J'ai eu l'honneur «le vous dire que je ne les savois pas.
POLYMATHE.
Cela étant, écoutez-moi bien tous deux... Une chose est dite infini géométri([ue et métaphy- .sique quand la dimension... Retenez bien ceci... l'analogie étant une contexturr... la trigonométrie... Suivez mon raisonnement; il est profond... La toise se mesure par des pieds, les pieds par