L.v FLEUR, à Dorimati
Monsieur, madame votre soîurvous demande.
nORiMAN, À Lucile.
Ah! voici quelque nouveauté. Voyons de quoi il s'agit. Je reviens sur-le-champ, (à Lisidor.^ Faites à Lucile , je vous prie , quelques questions sur la musique.
LISIDOR.
J'agirai avec la même sincérité ; et je suis persuadé que mademoiselle ne contente pas moins les oreilles que les yeux.
( Doriman et Jm Fleur sorleut.')
io4 LE FAI X SAVANT.
SGÈKE XIV.
LUCILE, LISIDOR.
Enfin , grâce à mon déguisement, je me trouve seul avec vous, charmante Lucile. Que ne vous dois-je point! Que je suis pénétré de ce que je viens de voir ! Quoi ! vos belles mains s'occupent à tracer les traits de Lisidor! Une passion éternelle pourra-t-elle m'acquitlér d'une faveur si précieuse ?
LUCILE
Je n'ose répondre à vos transports ; mon esprit est si embarrassé, mon conir si agité, qu'à peine ai-je la force de parler... Ah! que je crains le malheur qui nous menace!
LISIDOR.
Et moi, je me flatte... j'espère beaucoup. On travaille à désabuser monsieur votre père. Ma naissance et mon nom lui sont connus. Madame votre tante, Araminte, chez quij'ai eu le bonheur de vous connoitre, se promet tout ; et mon rival est prêt à donner dans le piège qn on lui a dressé. L r CI L E.
C'est ce que je ne puis croire. Mille nccidentî peuvent traverser notre projet, hélas!