‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 101 sur 279 · VALÈRE, THIBAUT · texte numérisé non relu

VALÈRE, THIBAUT

VALÈRE

Thibaut, st, st.

THIBAUT

Monsieur?

VALÈRE

Viens donc vite ; je n'ai peut-être qu'un moment à te parler. J'ai trouvé le secret d'échapper à mon oncle.

THIBAUT

Ca n'est, morgue, pas maladroit. Il veut que vous soyez toujours, comme son ombre, après li.

V ALÈHE.

As-tu rendu mon billet à Rosalie?

THIBAUT

Vous allez entendre comme je m'y sommes pris.

i5o LE SOMNAMBLLi;

VALÈnE.

Et (|u'iiii|)iji-te «roinmenl ? Dis seuleiiieiir vv (iiii en est.

THIBAUT

Monsieur le baron est notre maître ; vous êtes son neveu. Il vous laira son châtiau, à condition (l'achever ses plans. Je sis son jardinier, jf deviendrai le vôtre; il est juste que je vous sarvions d'avance.

VA LE RE, gaiement.

Mon cher Thibaut!

THIBAUT

Savez-vous, morguienne, je tromperois mon j)ère pour vous?

V ALÈRE.

Ah! sans doute, tu auras fait des merveilles?

THIBAUT

Mademoiselle Rosalie est entrée ce matin dans le jardin avec sa mère, comme vous savez.

VALÈRE

Oui, je le sais.

THIBAUT

J'avons été pardevant ailes ; je leur avons oté mon chapiau , croyant qu'ailes me diroient : Bonjour, Thibaut. C'étoit le jeu, m'est avis ; et j'aurois pris ma belle pour...

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