‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 105 sur 279 · SCENE 1. i · texte numérisé non relu

SCENE 1. i

vous suit de l'œil , tant et si loin , qu'aile vous regarde encore, morguenne, quand aile ne vous voit plus.

Il est vrai que cet hiver j'ai cru voir quelquefois que mes soins ne lui dcplaisoient pas; que même elle me devinoit.

THIBAUT

Et vous, vous ne disiez rian? Tout franc, vous êtes trop timide, trop craintif, trop nigaud, sauf votre respect. Morgue, notre jeune maître, croyez-moi , prenez tant seulement de la hardiesse.

A quoi me serviroit-elle ? je n'ai plus de ressource. Mais tu as raison : je veux parler à Rosalie avant que de la perdre pour jamais. Puisqu'elle doit voir mon desespoir, je ne veux pas au moins qu'elle en ignore la cause. J'y suis enfin résolu... Qu'enlends-je?

Où diable courez-vous donc?

VA LE RE

On vient, et je ne veux pas qu'on nous voie causer ensemble. On soupçonneroit, à nie voir, que j'ai parlé de Rosalie : on devineroit que je l'aime.

i56 I,F, SOMNAMltllLi;.

SCÈNK lï.

THIBAUT

Par la sambille, voilà un amouroux bian n-solu!

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