‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 108 sur 279 · SCÈNE III. i · texte numérisé non relu

SCÈNE III. i

THIBAUT

Ce que ça te fait? Je sis veuf; je t'apprendrai le reste de ton métier; et pis, quand je serons mort, je te lairons ma place; tout le plus tard que je pourrons , s'entend.

FRONTIN

Nous verrons tout cela. Menez-moi toujours à monsieur. '

Tu feras mieux de l'attendre dans cette salle; il y viant cent fois par jour. Ne t'embarrasse de rian, te dis-je. Revenons à nos moutons. T'es dégoûté do ta condition?

FRONTIN

Oui, ma foi.

THIBAUT

Et pourquoi? Ton maître est-il hargneux, avare, ivrogne?

FRONTIW.

Non. C'est un des plus riches banquiers de Bordeaux, joyeux, libéral, bon diable enfin; mais...

THIBAUT

Achève.

FROKTIN.

Il faut être toujours après lui; il faut être à lui la nuit tout comme le jour.

iCo LK SOMNAMBULF..

THIUAUT.

Ça est naturel. M'est avis que je sis janlinier, inui, la nuit tout eunnne le jour.

Page 1