‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 111 sur 279 · SCÈNE m. j · texte numérisé non relu

SCÈNE m. j

FRONTIN

Ecoutez-moi , si vous voulez. Je vous dis f|u'il marche, qu'il parle, qu'il a même les yeux oviverts, et que cependant il dort toujours.

THIBAUT

Oui, ça se peut, si le diable s'en mêle. Si j'en faisions autant , je nous casseriousle cou. Acoute , mon neveu, ça n'est, morgue, pas bian de se moquer de son oncle.

FRONTIN

Je me donne au diable, mon oncle, je ne me moque point.

THIBACT.

Comment, morgue! tu veux me persuader que ton maître dort tout debout? A d'autres.

FRONTIN

J'y ai été pris, moi qui vous parle. Il m'a plus d'une fois, tout en dormant , donné des commissions que je faisois de bonne foi, dont il me remercioit le lendemain à coups de bâton.

THIBAUT

Va, ton maître est un fou, et toi aussi. Paix, chut, voici notre vieux maître.

\C,\ Lli SOMNAMUULE.

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