SCENE IV. i
THIBAUT
C'est mon neveu, monsieur.
LE BARON
A-t-il un miitier? cherche-t-il de l'ouvrage?
FRONTIN
Non, monsieur. Je précède mon maître de quelques moments : il me suit.
LE BAnON.
Qui, ton maître?
FnONTIN.
Monsieur Dorante.
VALÈRE, à part.
Ah ciel!
FRONTIN
Nous avons fait une diligence extrême. Depuis trois jours, nous n'avons ni dormi ni reposé pour arriver plus tôt.
LE BARON
Il aura le temps de se délasser ici. Allons , Valère; je veux qu'il trouve mon jardin propre et bien tenu. Toi, Thibaut, va promptement faire aller la petite cascade du potager.
THIBAUT
La cascade du potager, monsieur? Vous savez bian qu'il n'y a pas une goutte d'iau. Eh , morgue ! la source n'est pas encore trouvée.
ibfi I.E SOMNAMIJIJLE.
LE UAnON.
Te tairas-tu, bourreau? (domine nous fîmes la ilernière fois, va-t'en faire tirer de l'eau au fjraïul puits ; remplis le réservoir. Tu n'as pas plus d'intelligenoe; tu ne te soucies non plus de l'honneur d'une maison...
FnONTIN.
En vérité, monsieur, vous ferez de la peine à mon maître. Traitez- le sans façon. Croyez-moi, laissez vos jets d'eau à sec.
LE DAnON,à Frontin.
C'est une bagatelle. J'ai toujours fait les bassins et les cascades, etjc n'ai plus que les sources à trouver. Ne dis point à ton maître ce que tu viens d'entendre.
FROTIN.
Non, monsieur, je n'ai garde.
LE BARON
Va donc, Thibaut.
( Thibaut s'en va. )