‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 24 sur 279 · I AUBE · texte numérisé non relu

I AUBE

A ma témérité reconnoissez un roi.

DIDON

Quoi! se peut-il qu'larbe?...

lARBE, L'inlcnompant.

Oui, cruelle, c'est moi.

Dès mes plus jeunes ans, par le destin contraire, Conduit dans les climats où règne votre frère. Je vous vis, vos malheurs firent taire mes feux... Un autre parleroit des tourments rigoureux Qui remplirent depuis une vie odieuse.

Qui ne sauroit sans vous être jamais heureuse. Je ne viens point ici, de moi-même enivré. Vous faire de ma Hamme un aveu préparé : Peu fait à l'art d'aimer, j'ignore ce langage Que pour surprendre un cœur l'amour met en usage; Je laisse à mes rivaux les soupirs., les langueurs, Uu luxe asiatique hommages séducteurs,

iî IUDON.

V'aiiis et lâches tran$]>oi'ls dont la vertu iiiuiinurc,

Qu'entante Im mollesse et que suit le parjure.

Je vous offre uia main , mou tn'ine , mes soldais.

Dites un mot, madame, et je vole aux comliats :

Je dompterai, s'il faut, l'.Vfritpie et votre frère;

Mais malheur au rival dont l'ardeur téméraire

Osera disputer à mou amour jalou.x

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