SCÈNE VI
MADHERBAL, DIDON, ÉNÉE.
.M A D H E K B A L , à Didon.
Les Africctins, madame , avancent dans la plaine; Ils ont même occupé la montagne prochaine : Un nuage de sable, élevé jusqu'aux cieux, Et le déclin du jour, les cachent à nos yeux ; Mais, s'il en faut juger, et par leurs gens de guerre , Et par le bruit des chars qui roulent sur la terre, Conduite par laibe, au sein de vos états, Une armée innombrable accompagne ses pas.
ÉNÉE
(n part.) {à Didon.)
Qu'entends-je?... Sur ces bords c'est moi qui les attire, Reine; c'est donc à moi de sauver votre empire. J'ai causé vos malheurs, et je dois les finir... larbe vient à nous; je cours le prévenir.
DIDON
Quoi! vous-même? Ah! seigneur, que mon ame attendrie...
(it innoN.
É N É F. , l'intrrrnmpnii I .
I'',li ! (jiipI autre que moi iloil fxposcr s;i vie.' Jo panloiiiir à des rois, sur le Irôiie affcnnis, La |)oinpe qui les cache aux traits <les enneniis; Mais moi , que votre amour a sauvé du naufrage, Moi, qui troul>le aujourd'hui le bonheur de Carlha(;t; Je défeiuirai vos jours, vos droits, vos Ty riens, Dût périr avec moi jusqu'au nom des Troyens!...
(à Madhcrbal. ) (À Didon. )
Suivez-moi, Madherbal... Adieu, chère |iriiicessc! Qu'à nos malheurs conmiuns l'univers s'intéresse; El ronrons l'un et l'autre assurer votre état , Vous aux pieds îles autels , et moi dans le combat
•FI.N ou QUATRIEME ACTE.