‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 70 sur 279 · CL.^^RICE · texte numérisé non relu

CL.^^RICE

Fort Lien, mon oncle, et ma foildesse est entièrement dissipée.

.,8 LK CONSENTEMENT FOUriv

OIICON.

J'en suis, en v('i-it(', i-nvi! (« IJsiinon. ) Ce (|iii iii't'tonne, i!'(;si qiK! (■(■t l'vaiidiiisscinciit lui ait j)ris au inoniciit que j(> I ciiiltrassois.

TOI NETTE

Criiyez-vous, iiKjnsicur, f|u'uii puisse embrasser une personne comme vous sans émotion? ORGON, h Clarice.

Qu'en (lois-je croire, mademoiselle? C'est à vous à expliquer ce mystère.

CLARICE

Je suis trop sincère pour vous cacher que c'est votre présence qui a produit cet accident. TOiNETTK, a Orgon.

Que vous ai-jc dit ?

LiSiMON, a Clarice.

Comment, ma nièce! qu'est-ce que cela si{{nihe?

CLARICE

En 'voyant monsieur, j'ai cru voir un père que je chéris infiniment.

ORGON, h Lisimon.

Est-ce que je ressemble à votre frère?

LISIMON.

Je n'y avois pas pris fjarde; mais elle m'en fait apercevoir.

SCEJNE Vlll. 99

ORGON

Sérieuserufint ?

TOINETÏE.

Oui, vous avez des yeux... une bouche... Je ne puis pas bien dire ce que c'est; mais il y a mille gens qui se ressemblent moins.

OBGON, à Lisimon.

Elle l'a remarqué d'abord. Cela est tout-à-fait singulier.

CLARICE

Les traits d'un père digne de la plus parfaite vénération font] toujours une impression profonde sur l'esprit d'une tille qui sait son devoir.

ORGON

On ne peut pas mieux parler."

LISIMOK.

Je vous assure que vous seriez encore plus content de ses sentiments, si vous la connoissiez.

CLARICE

Il ne me conviendroit pas de les développer ici: je craindrois qu'on ne m'accusât d'affectation et d'orgueil.

OR GO M, a Lisimon.

J'ai entendu dire beaucoup de bien de votre nièce; mais, en vérité, ce que j'en vois par moimême passe encore l'idée qu'on m'en a donnée.

ton I.K CONSFNTKMKNT FOHCÉ.

J'cspcre que vous n'en rabattrez point, (|uaui1 vous la fouuoliroz mieux.

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