‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 81 sur 279 · SCÈNE XI. ii · texte numérisé non relu

SCÈNE XI. ii

CLARICE

Ah! monsieur, que mes sentiments à votre égard sont différents de la haine !

ORGON

Ceux que j'ai conçus pour vous en diffèrent bien davantage.

CLARICE

Mon bonheur seroit parfait, s'ils étoient tels que je le souhaite.

ORGO>.

Ne seriez -vous pas bien aise de passer votre vie avec moi?

CLARICE

Une grâce si singulière feroit toute ma félicité.

J'aurois pour vous une complaisance extrême.

CLARICE

Je tâcherois de la mériter par mon attachement.

ORGON

L'heureux hasard que celui qui m'a offert à vos yeux !

CLARICE

Que n'ai-je eu ce bonheur plus tôt !

ORGON

A quoi dois-je des sentiments si favorab'esi'

ii.'l II-. CONSKNTEMI'.N'I' 1 ()IU;|;:.

ULAltICK.

lin mou veinent secret me les nis|nrc.

OHr.ON.

Je ne vous suis donc pas indifférent?

CI, Ali ICK.

Non; vous ne inc l'êtes point, et je ne puis vous refuser l'estime la plus parfaite.

onGOM.

Oui, l'estiine... Ah! que ce mot est joli! li est inutile <le l'expliquer. C'est de l'amour, n'est-ce pas?

c L A R I c K , doucemen t.

De l'amour?

ORIJON.

Ne vous en défendez point. A mon âge on voit clair. Avouez franchement que vous m'aimez.

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